C’est au moment où on a commencé à faucher les OGM

Paris, France – Octobre 2018

Je rencontre Dominique Sénécal : administrateur Biocoop, responsable du développement des filières et produits, et président de la région sud est dans le cadre de son magasin Biocoop à Alès.

Il nous raconte les débuts de la prise de conscience sur les semences paysannes, il y a une vingtaine d’années, alors que le débat sur les OGM faisait l’actualité. “On s’est rendus compte de l’appauvrissement génétique”. Il nous fait passer son message : les consommateurs doivent être curieux !

Réalisation et Montage : Auriane Bertrand

Le Seed Tour France est un projet soutenu par Biocoop, et 129 kissbankers.

Le retour à la terre de Marc

La Chapelle d’Aligné, Sarthe, France – Août 2018

Nous rencontrons Marc Raulin : issu de milieu urbain, il reprend des terres agricoles longtemps cultivées en conventionnel pour les convertir au bio. Actuellement en formation en biodynamie, il rêve de créer un lieu de vie autour de l’agriculture et de la cuisine végétarienne, pour “remettre de la spiritualité dans l’agriculture, sans délaisser la science”.

Merci à toute la famille Raulin pour leur accueil !

Réalisation : Gaël Aliano & Auriane Bertrand
Montage : Auriane Bertrand
Musique : Carnabailito – La Yegros

Le Seed Tour France est un projet soutenu par Biocoop, et 129 kissbankers.

Religion Graines – Seed Tour #15

Avril 2018, Mbacké Cadior, Région de Louga, Sénégal.

“Viens je te montre une boutique que tu vas aimer”, Ellie m’emmène chez Maam Samba, une boutique dakaroise qui vend des produits d’artisanat, textile en particulier, réalisés dans la communauté Baye Fall de Ndem, région de Thiès.

Les Baye Fall suivent le guide spirituel Ibrahima Fall, disciple de Cheikh Ahmadou Bamba, père du mouridisme, qui est une branche de l’Islam. La voie Baye Fall les poussent à cultiver en agroécologie… et à utiliser des semences paysannes !

Le village de Ndem fonctionne depuis plus de 30 ans et fait partie de ces belles réussites sénégalaises qui ont réhabilité une zone rurale, en créant une communauté active, vivant de son travail artisanal et de son agriculture écologique.

Les fondateurs de la communauté ont été appelés à Mbacké Cadior, dans la région de Louga, pour répliquer le modèle. Dans ce nouveau projet, il y a 8 hectares de terres agricoles à réhabiliter en agroécologie et semences paysannes, pour nourrir la communauté Baye Fall qui viendra y vivre.

Ce projet fait partie de l’opération Biofermes, un accompagnement à la création de microfermes en agroécologie en France, en Inde et au Sénégal mené avec brio par l’association SOL, qui est partenaire du Seed Tour. En savoir plus : http://www.biofermes.fr

Les étoiles sont alignées ? Je pars la caméra sous le bras m’immerger quelques jours dans cet embryon de communauté agroécologique au milieu du Sahel.

Seed Tour #13 – Granola Maya

Mars 2018, Playa del Carmen, Quintana Roo, Mexique.

Dernière étape mexicaine, le bus me dépose à Playa del Carmen, passée en 10 ans du village de pêcheurs au temple du tourisme de masse sur la Riviera Maya.

J’y ai rencontré les résistants, ceux qui pensent que les communautés mayas de la région y ont plus leur place que les cars de touristes qui viennent déjeuner au KFC.

Parmi eux, Gabriela Caro, que vous avez rencontré dans le TWTS #12, et Sebastián Gaël. En créant des aliments à partir de produits sourcés dans les communautés mayas, il y créé des opportunités de travail et espère que les paysans préfèreront travailler avec lui plutôt que dans un hôtel de luxe. Découvrez son histoire !

Seed Tour #11 – Tous dans la même assiette

Février 2018, San Cristobal de las Casas, Chiapas, Mexique.

Je rencontre Alma Amalia González Cabañas, docteur en écologie et développement durable de l’UNAM qui m’emmène au Tianguis Comida Sana y Cercana dont elle est membre fondatrice.

Le principe de ce marché de producteurs ? Il est basé sur la certification participative ! Un groupe de producteurs et un groupe de consommateurs se rassemblent pour fixer ensemble un cahier des charges : que veut-on dans notre assiette ?

Cette démarche a lieu hors de tout cadre de certification existant ou de toute organisation encadrante. Ils créent simplement un comité, constitué de producteurs, consommateurs, spécialistes et chercheurs qui va s’assurer de la bonne application du cahier des charges et du bon déroulement du marché, deux fois par semaine.

Carolina Reyes, Doctorante en Dynamiques Rurales de l’université de Toulouse Jean Jaurès décortique cette pratique, nous expose les points positifs et les points d’amélioration.

C’est ce qu’on appelle une bonne seed solution, à découvrir en vidéo :